Éloge du futile

On a rarement aussi bien chanté la futilité de nos vies et de nos errements de consommateurs acharnés .... à voir et écouter



lundi 23 février 2009

Des raisins et des grains

La grande dépression issue de la crise de 1929 avait inspiré Les Raisins de la Colère, celle de 2009 trouve une illustration toute particulière dans cet instantanné pris ce lundi dans la vitrine d'un commerce de bouche d'une ville bien bourgeoise du Sud.
On peut lire dans la presse que les prix des produits de grande consommation ne baissent pas, on peut donc se demander si la déflation tant redoutée ne passera pas d'abord par les produits de luxe, tels ces grains si recherchés ...

dimanche 15 février 2009

The French touch

Je vous ai déjà parlé de l'excellent travail de Mary Beyer qui habille nos mains de manière aussi luxueuse qu'élégante et confortable. Elle démontre aujourd'hui que la rigueur artisanale de la pure tradition de la ganterie  millavoise se marie parfaitement aux produits technologiques les plus modernes. Pour preuve, ce gant spécialement conçu pour votre Iphone ou Ipod touch astucieusement perforé à l'index ... ou à tout autre doigt sur demande ; le mieux étant de les faire confectionner sur mesure.


Dernière petite information, les gants en pécari sont arrivés en boutique : confort absolu, je vous les recommande !

mardi 10 février 2009

A blog is born

Chers fidèles lecteurs,

Je me réjouis de vous annoncer la naissance d'un blog consacré à l'opéra, créé il y a peu par un "vieil" ami d'une grande culture lyrique et qui publie par ailleurs des notices critiques très sérieuses sur ce sujet et bien d'autres ...

Je vous invite donc à le lire régulièrement : http://jefopera.blogspot.com

Pour ma part, j'attends avec impatience une critique du célébrissime Maria Padilla ... si peu produit malheureusement, au grand désarroi de quelques amis bâlois qui se reconnaîtront mais aussi, dans un autre registre, une analyse de la vie, de l'oeuvre ... et surtout de la voix de l'inimitable Florence Jenkins.

A toi donc de jouer cher J.-F. !

DvB

samedi 7 février 2009

Toque-toque slavo-baltique

Hier, belle fête privée slavo-baltique chez C. pour l'anniversaire d'A. qui, avec son frère S., avait préparé pour la petite dizaine de convives que nous étions un superbe buffet baltique : saumon, hareng sous toutes ses formes, terrines de poisson, tarama blanc et ses crêpes (oui en russe blinis signifie crêpe), légumes malossol, pain noir maison, et le clou du dîner, bien entendu, le fameux hareng sous le manteau ou dans la langue de Tolstoï seliodka pod chouboy, plat de fête s'il en est, préparé par S. véritable maître queux de la gastronomie de sa mère patrie éternelle. Tout cela arrosé de champagne (bien français), vodka et aquavit danoise au carvi et fenouil.
J'offre à A. le pull à capuche et poches zippées Hermès (ou autrement dénommé sweat-shirt mais je ne conseille pas de l'utiliser pour faire du sport) ... une entrée dans le monde du luxe à la française pour ses 21 ans !
Puis, l'alcool et l'âme slave aidant, chansons traditionnelles (ou moins) dont la célébrissime Katioucha - Катюша devenue en français Casatschock -hélas - dont les paroles sont "C'est l'hiver qui frappe [on pourrait dire "qui toque"] à notre porte, les amis allumons un grand feu ..." me rappellent qu'en effet l'hiver est bien présent mais que ça donne aussi la possibilité de porter les toques -non pas de la gastronomie méritées par A. et S.- mais celles pour affronter le froid et le vent !
D'abord celle qu'A. m'a apportée directement de Moscou,  modèle officiel de la police moscovite, et que S. a personnalisée avec quelque vestige de son éducation soviétique :
puis celle -forme nettement plus casquette- d'Yves Saint Laurent :

Voilà, des toques des toques ; pas trop toqué moi-même, j'espère, si ce n'est des belles maisons et des beaux produits  pour lesquels il faut que j'évite que cela ne devienne un TOC ! 

mardi 3 février 2009

Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

Quand le goût, la grâce, l'intelligence et l'amour s'allient ...
Le 23 février chez Christie's à Paris, la collection Saint Laurent - Bergé sera dispersée. Je crois que les superlatifs manquent pour la qualifier. Entrez simplement dans le catalogue et laissez vous envahir par les 690 lots ... et si vous avez quelques centaines (ou millions d'euros) concrétisez le rêve !

dimanche 1 février 2009

Round final aux soldes Hermès

Samedi 31 janvier 2009

J'ai décidé de retourner faire un tour à la vente Hermès, au Palais des Congrés. Je ne sais pas pourquoi mais il y a des jours comme ça où l'inspiration vous pousse ... et là j'ai été particulièrement bien inspiré de m'y rendre de nouveau.
A 16h15, je me range dans la file d'attente, pas mal de personnes tout de même, mais, miracle de la gestion des flux, j'entre à 16h37 ! -entre temps, j'entends un des vigiles dire que tout le monde ne pourra pas entrer ; de fait, je pense que les entrées ont été stoppées à partir de 16h45-.
Vestiaire déposé, mes yeux s'écarquillent quand je vois les grands placards au-dessus des rayons annonçant des rabais supplémentaires sur les prix déjà soldés à 50%, soit :
  • - 80%  sur le prêt-à-porter homme et femme ;
  • - 66% sur les chemises ;
  • - 66% sur la maroquinerie et certains accessoires à -75% ;
  • le prix des carrés tombe à 82€ et celui des cravates à 40€.
Donc si vous me lisez régulièrement, vous êtes familiers avec la loi des prix des soldes décroissants qui donne l'équation suivante :
  • maxi bonne affaire = (prix initial - ([-50%] + [-80%]))
  • ou encore, maxi bonne affaire = -90% !
Je me précipite alors au rayon des cuirs et là que vois-je ? le magnifique blouson en veau velours vert anis à capuche, icône de la collection printemps-été 2008, que je n'ai pas pris mercredi car encore trop cher à mon goût ; en revanche, cette fois plus aucune hésitation, car :
  • prix initial en boutique = 4400€
  • prix mercredi = 2000€
  • prix samedi = 400€
Sur cet article somptueux, je me dois toutefois de narrer ce qui suit. Le premier blouson que j'ai décroché des portants avait deux défauts. Le premier mineur : l'étiquette "Made in France" n'était pas cousue au centre ; le second, nettement plus rédhibitoire : la peau de la partie droite de la capuche était toute rapée. Je fais remarquer ce problème à l'une des vendeuses qui se trouvait là -une (fausse) blonde cheveux mi-longs lunettes rectangulaires-, elle fait une petite moue et me fait comprendre qu'à 400€ c'est quand même une affaire plutôt que de chercher à défendre l'image de marque de sa Maison et de convenir avec moi que ce n'est pas admissible. Je réponds alors que je n'ai pas pour habitude de porter des vêtements défectueux, fussent-ils à prix sacrifié. Elle se tourne vers un de ses jeunes collègues et lance sur un ton condescendant : "C'est bien connu que chez Hermès il y a des défauts !". Je rétorque : "Au Faubourg peut-être pas mais ici oui manifestement !". Le jeune homme, plus conscient de la dégradation de l'image de marque de la Maison Hermès avec ce genre de problème, prend immédiatement le blouson défectueux et le retire de la vente en me disant qu'il partira directement à la destruction. Fort heureusement, il reste un exemplaire du même modèle dans ma taille, lequel, cerise sur le gâteau, ne porte même pas le petit -S- infâmant sur son étiquette !
Moralité : être toujours attentif aux produits que l'on choisit même dans une ambiance survoltée.

Je continue mon tour, prends encore un blouson matière technique et empiècement intérieur en chêvre -pas pour moi-, un très bel article original au rayon de la maille -que je n'affiche pas ici car je vais l'offrir vendredi soir prochain à A.  pour son anniversaire ... vivement la soirée baltique !-, trois chemises -au prix ridicule de 40€- et un t-shirt en coton bordeaux/vert foncé du plus bel effet avec le blouson en veau vert anis.

J'en profite pour prendre pour F., toujours dans le Sud au soleil, un carré, un grand plaid en cachemire (198€ au lieu de 1610€) et un petit porte-cartes Newton rouge.

Les remises supplémentaires ont été décidées tardivement, le personnel les a quasiment découvertes à l'ouverture samedi matin. C'est la première fois que ce genre d'opération -remises sur les prix soldés- a lieu. A la caisse, on me confirme que malgré la fréquentation des trois derniers jours il restait beaucoup de stock, d'où le coup de balai.

Dans la file de la caisse, je discute avec quelques dames et devisons ensemble sur les articles que nous avons choisis et sur ... la crise financière ... eh oui !
De fil en aiguille, je me rends compte que l'une d'entre elles connaît bien la bonne ville de Bâle -elle a habité à Zurich- et se rendait à Bâle régulièrement ; nous nous sommes même trouvé des connaissances communes ! 

Au total, cette fin de samedi après-midi a été plus que satisfaisante, si ce n'était la fausse blonde !
Vivement le mois de juin pour la vente de la collection d'hiver !

A découvrir, la moisson de l'après-midi