Éloge du futile

On a rarement aussi bien chanté la futilité de nos vies et de nos errements de consommateurs acharnés .... à voir et écouter



jeudi 29 janvier 2009

Fin de partie aux soldes Hermès

Mercredi 28 janvier
  • Lever à 5h00.
  • Arrivée au Palais des Congrés à 6h10.
  • Une bonne trentaine de personnes devant moi -les addicts manifestement-.
  • Bonne ambiance : quelques vieilles anglaises et des japonaises goyardisées et monclérisées qui seront rejointes plus tard par des nuées de clones venues directement de Cipango et prêtes à repartir par le premier avions dès leurs achats faits ... après une pause réparatrice chez Angelina, juste en-dessous, histoire de goûter au fameux Montblanc accompagné de son chocolat chaud et de sa crème ....
  • Premier filtrage à 8h40, dépose du vestiaire, je prends trois grands sacs en plastique ; les 40 à 50 premiers sont maintenant sous les ordres du starter qui à 9h00 pile libère les coursiers vers les articles précieux tant convoités.
  • Tout est bien rangé, si ce n'était un hall d'exposition on se croirait dans un vrai magasin
  • Le personnel est présent en nombre à chaque rayon, disponible, attentif aux demandes, prêt à répondre au mieux aux sollicitations -sauf peut-être aux ceintures- malgré la clameur qui monte et la pression qui commence à se faire sentir chez les clients (euh surtout les clientes je dois dire !).
  • Réductions de 50 à 70 % selon les articles.
  • On m'a chargé d'acheter quelques cravates, je m'en acquitte immédiatement - il faut dire que c'est juste à l'entrée.
  • Par ailleurs, F., bloquée dans le sud, enrage et trépigne de ne pouvoir être là ; le guidage téléphonique commence, résultat pour elle : une paire de gants en chevreau couleur orangée -plus que souples- doublure cachemire (120 € - une misère), un carré l'Art Indien des Plaines aux riches motifs colorés géométriques (145 €) -si elle ne le veut pas je le garde pour moi !-, un drap de bain motif animalier stylisé (185 €) ; tout cela en vrac ci-dessous




























  • Je continue le circuit pour moi en refaisant des boucles dans les rayons, résultat de cette marche vagabonde : une veste Prince de Galles aux finitions magnifiques -j'adore les poches à rabat et les surpiqûres- (890 € au lieu de 2000 € ; eh oui quand même), un costume très classique, mais bon j'en ai besoin pour mon travail donc pas d'hésitation (1200 € au lieur de 2900 €), une chemise aux petits H brodés et discrets (150 € au lieu de 400 €) et une paire de boots en Nubuck d'une souplesse et d'un confort absolus (360 € au lieu de 720 €) 









































































  • Bon de fait, j'ai renoncé au superbe blouson à capuche en veau-velours vert anis doublé soie pour lequel j'étais venu car à 2000 € (au lieu des 4400 € d'origine) c'était encore beaucoup !
  • Voilà, j'étais de retour chez moi à 11h00. Pour conclure : organisation parfaite, personnel compétent et diligent, produits magnifiques.
  • Cette sortie marquait pour moi la fin de partie des soldes, je ne pense pas retourner dans un magasin ou une vente avant un petit moment ... ah quoique, à la réflexion, il faut que j'aille au Printemps ou aux Galeries Lafayette acheter des chaussettes ce week-end !!!


dimanche 25 janvier 2009

Confirmation de la crise du luxe par Le Monde

(Reproduction Le Monde - 24 janvier 2009) 

L'industrie du luxe est à son tour touchée par la crise
LE MONDE | 24.01.09 | 14h56  •  Mis à jour le 24.01.09 | 14h57

inies les somptueuses largesses. Le luxe ne sortira pas indemne de la crise économique et financière, même s'il est plus tardivement et moins violemment touché par cette onde de choc que d'autres secteurs. Aux prévisions de chute du marché mondial du luxe, estimées dès novembre 2008 par un recul de - 2 % à - 7 % des ventes en 2009 par le cabinet Bain & Company, succèdent, depuis début janvier, une litanie de plans de licenciements, de réduction des investissements et de projets reportés à des temps meilleurs.

Ces mauvaises nouvelles sont pour le moins inhabituelles dans un secteur - qui emploie, selon une récente étude de Boston Consulting Group pour le Comité Colbert, 200 000 personnes en Europe dont 80 000 en France - dont la rentabilité à deux chiffres a longtemps fait des envieux.

Le géant du luxe Richemont, le plus grand producteur mondial de diamants De Beers, le constructeur automobile Bentley, la très chic marque anglaise Burberry, les magasins américains Saks, Jean-Louis Scherrer, le maroquinier Lamarthe, L'Oréal et même Chanel doivent se résoudre à faire des économies. LVMH a renoncé à son projet d'ouvrir une grande enseigne Louis Vuitton à Tokyo.

Les ventes de Noël des grands magasins Saks se sont révélées calamiteuses (- 19 % par rapport à Noël 2007), et la sanction n'a pas tardé : la direction a annoncé mi-janvier la suppression, d'ici à la fin du mois, de 1 100 emplois, soit près de 9 % des effectifs. Les investissements sont, eux, réduits de moitié pour l'année, à 60 millions de dollars (46 millions d'euros).

Ce sont presque autant d'emplois qui vont disparaître chez De Beers : un millier sur un effectif total de 3 500 en Afrique du Sud. "La production dans l'ensemble de nos activités minières sera réduite et ajustée au fil de l'eau, en fonction de la demande de la clientèle", assure le groupe. Les suppressions de postes sont prévues dans les mines du Botswana, d'Afrique du Sud, de Namibie, du Canada, et au siège à Londres.

Après avoir abaissé sévèrement ses prévisions de résultats pour 2008 en raison d'une contraction des marchés européen et américain, L'Oréal, le numéro un mondial des cosmétiques, a d'abord annoncé, "pour la première fois depuis de très nombreuses années" la fermeture de deux usines, l'une au Pays de Galles et l'autre à Monaco. Avant de se résoudre à supprimer 500 postes aux Etats-Unis (4,8 % des effectifs américains) d'ici à mi-2009.

"CHUTE DRAMATIQUE"

La crise n'est-elle qu'un prétexte pour baisser les coûts ? Malgré une envolée de son chiffre d'affaires lors des trois derniers mois de 2008 (+ 30 %, à 360 millions d'euros) amoindrie par un taux de change défavorable, le groupe britannique Burberry pourrait supprimer 540 emplois au Royaume-Uni et en Espagne. La directrice générale Angela Ahrendts, qui vise 50 millions de livres (53 millions d'euros) d'économies dans les deux ans, s'inquiète de la médiocrité des ventes en Espagne, et particulièrement des mauvaises performances de Thomas Burberry. Au Royaume-Uni, l'atelier de couture de Rotherham pourrait être fermé, et toute la production focalisée à Castleford, où sont fabriqués les fameux trenchs à doublure écossaise.

Fait rarissime, le joaillier français Cartier (filiale de Richemont), mettra 180 des 200 salariés du site de Villars-sur-Glâne (Suisse) au chômage partiel pour trois mois dès février. Pour s'adapter à la mollesse du marché, ces fabricants de boîtiers de montres ne travailleront pas trois jours par semaine, et recevront 80 % de leur salaire. Signe de cette morosité, le Salon international de la haute horlogerie s'est déroulé cette année dans une ambiance "glaciaire" à Genève, sur fond de très nette baisse de fréquentation. Même si les ventes de Richemont ont augmenté de 5 % entre mars et décembre 2008 (à 4,4 milliards d'euros), malgré l'effondrement du marché américain, le groupe "ne voit aucune raison d'être optimiste" : "La demande en produits de luxe (...) a chuté de façon dramatique, et Richemont fait actuellement face aux conditions de marché les plus difficiles depuis sa création, il y a vingt ans."

Alors que la dernière boutique Jean-Louis Scherrer a été fermée fin décembre 2008 par l'homme d'affaires Alain Duménil, le maroquinier Lamarthe externalisera en mars la totalité de sa production (307 salariés).

Enfin, l'annonce du non-renouvellement de 200 contrats en CDD et intérimaires au 31 décembre 2008 chez Chanel a fait grand bruit. "Ces mesures de prudence (...) doivent nous permettre de maintenir l'emploi permanent", indique une note interne de la direction. Selon Bruno Pavlovsky, président de la division mode de la maison de luxe, "Chanel s'attend à une croissance ralentie de ses activités en 2009". Les projets d'ouverture de boutiques, comme la création d'un grand laboratoire de recherche et développement à Pantin, ne sont pas remis en cause. En revanche la tournée mondiale de l'exposition Mobile Art a été stoppée net.

Elisabeth Ponsolle des Portes, déléguée générale du Comité Colbert, qui regroupe les grandes maisons de luxe en France, ne veut pas sombrer dans le catastrophisme. "Même si le luxe n'a pas de raison d'échapper à la crise, à ce jour, aucun de nos membres ne prévoit de licenciements", tempère-t-elle.


Nicole Vulser

jeudi 22 janvier 2009

Pendant la crise ... les ventes continuent

Fidèles bloggers,

Je dois d'abord me faire pardonner de ne pas vous avoir écrit depuis plusieurs semaines mais il faut dire que j'avais fait une pause dans les achats dans la mesure où les soldes officielles avaient commencé et que, partant, les bonnes affaires étaient devenues rares. De fait, je n'avais pas grand chose d'intéressant à vous raconter. Mais là, je dois dire que la conjoncture, que l'on dit fort atone, a quelque peu modifié la donne.
Vous vous souvenez  de l'opération spéciale du 9 décembre chez YSL où les prix soldés à 50% étaient encore réduits de moitié ... soit un rabais total de 75%. 
Eh bien, figurez-vous que ce soir c'était encore mieux ! Est-ce possible me direz-vous ? Je confirme que oui : prenez un article que vous aimez de la collection automne hiver 2008, divisez son prix par deux et enlevez encore 70% ... vous suivez toujours ? Si vous êtes doués en calcul mental cela fait une réduction de 85% sur  le prix départ ; cela n'est-il pas invraisemblable ? Je vous la refais dans l'autre sens : soit une belle pièce à 1000 €, vous n'en payez que 15%, donc 150 € ! CQFD.
J'ai donc jeté mon dévolu sur deux pièces iconiques de cette collection hiver, à savoir la magnifique veste en velours dévoré couleur or -son prix initial étant à un peu plus de 2000 € ; il fallait l'acheter absolument dans ces conditions !- Et le blouson bleu que je guignais depuis fort longtemps sans jamais m'être vraiment décidé ; mais là il n'en restait que deux dont un à ma taille : je crois à la force du destin, il était forcément pour moi ... et puis à 134 € c'est mieux que d'aller chez C&A !
Here they are :

Bien évidemment, je vous passe les scènes à la boutique femme où de nombreux sacs Muse, Downtown, Uptown où autres Majorelle on trouvé preneur à prix cassés ... Au Bonheur des Dames, comme aurait dit le père Emile !

mardi 6 janvier 2009

Добро пожаловать на наш русский друзья

Я хочу поблагодарить наших русский друзей за подписку на блог. Я прошу их извинить за неадекватного перевода этого сообщения, но я готов выпустить исправленную версию!

L'estomac dans les talons

Ce mardi 6 janvier, soit la veille des soldes officielles, la pause déjeuner s'est transformée en visite shopping chez Weston, boulevard de la Madeleine, afin de profiter des soldes ... avant les soldes sans même quelque envoi de carton ou autre invitation de l'espèce mais tout simplement parce qu'être gentil et respecter les gens ça finit par vous revenir en autant de gentillesses à la longue ... oui bon c'est mon couplet moralisateur et un rien naïf mais de fait, en la circonstance, je crois que c'est vrai !
Tout cela s'est déroulé dans une ambiance ... confidentielle et feutrée, bien évidemment. En effet, nombre de personnes entraient dans la boutique demandant : "vos soldes ont commencé ?", sur quoi les vendeurs répondaient inmanquablement : "non Monsieur, ça commence mercredi 7".
Hors donc, pour ma part et pour le petit veinard -ah oui le même déjà cité dans un post précédent- que j'avais convié à cette pause déjeuner particulière, un personnel tout dévoué faisant essayer, pendant plus d'une heure pour mieux guider notre choix, sans la foule et le stress qui caractérisent le premier jour des soldes officielles, nombre des modèles qui seront à prix réduits à partir de mercredi pour le grand public.
Et nous voilà repartis, après avoir été choyés, avec les souliers choisis ... à prix réduit ! En ce qui me concerne : les bottines à lanière modèle 720, pour les connaisseurs, en noir, un peu dans ce genre là.
Mais bon tout de même, il a fallu sauter le déjeuner ! le soulier a prévalu sur la faim.