
Le 11 avril dernier, le show "Britain's Got Talents" sur ITV (équivalent de notre Nouvelle Star) a révélé l'incroyable Susan Boyle. Sortie d'une banlieue improbable D'Edimbourg, plus toute jeune pour se lancer dans une carrière de chanteuse (47 ans), définitivement pas adepte de la power plate ni de la méthode Montignac, pas passée entre les mains d'un coiffeur digne de ce nom depuis bien longtemps et très certainement pas lectrice de tous les blogs et autres magazines de mode, elle a en l'espace de quelques minutes fait avaler leur cynisme à quelques bêtes féroces du show-biz d'outre Manche. Au-delà de la performance, il semble évident que le contexte généralisé de crise, plus sévère au Royaume Uni que chez nous, a contribué à un phénomène d'identification collective faisant croire (ou accroire, l'avenir le dira) que la vie banale d'une femme qui rien ne distingue des autres -quoique- peut subitement basculer dans un rêve de réussite immédiate. Maintenant à vous d'en juger : performance de Susan Boyle ; écoutez aussi l'analyse sur NBC -le phénomène va bien entendu s'exporter aux USA-.

